Les Aventures du Capitaine Vega (résumé des épisodes)

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Vous trouverez sur cette page le résumé des aventures du Capitaine Condor surnommés en français dans Astrotomic Capitaine Vega dans l'ordre de parution en France.

Aventures dans Astrotomic

Dans le premier épisode (Astrotomic n° 5 à 8), le système solaire est dirigé par un dictateur. Capitaine Condor est enfermé dans les mines du satellite prison Titan, satellite de Saturne, condamné aux travaux forcés pour avoir refusé de piloter un navire esclavagiste de la flotte du dictateur. Condor parvient à s'échapper. Il en profite même pour libérer les autres prisonniers.

Tout réussit à Condor et deux de ses amis : à bord d'un vaisseau volé, ils anéantissent toute une escadrille lancée à leurs trousses. Les multiples autres péripéties, mouvementées et très combatives, sont à l’avenant : beaucoup de batailles, beaucoup d’explosions.

Ajoutons que le satellite Titan jouit d'une température idéale, possède une atmosphère respirable, il s'y trouve un lac d'eau chaude et de la végétation, et même des animaux tels que des abeilles géantes et des « griffons sauvages ».

Dans le deuxième épisode (Astrotomic n° 8 à 10), Condor et ses compagnons évadés se réfugient sur une planète inconnue. Elle se révèle habitée, et quelques péripéties mouvementées mettent en scène la rencontre entre terriens et extra-terrestres. Ils finissent par sympathiser, mais c'est sans compter sur deux périls : des attaques de dragons volants à pinces de crabes, et les manœuvres et intrigues d'un ministre félon qui souhaite s'emparer du pouvoir.

Les épisodes n° 3 à 5 s'enchaînent (Astrotomic n° 10 à 18), quand le Capitaine Condor et ses amis gagnent la Terre et plus précisément Londres, décidés à renverser le dictateur du système solaire. Dans un Londres futuriste, Condor affronte les troupes du tyran dans une suite animée de combats où intervient une débauche d’engins et de machines de toutes natures, astronefs et aussi nacelles volantes de toutes formes et de toutes dimensions, tripodes façon « Guerre des mondes », taupe-foreuse, crabes mécaniques, guerriers automates, robot titanesque… C’est un univers de métal et d’appareillages omniprésents auxquels les personnages ne cessent d’avoir recours dans leurs fuites, poursuites et affrontements incessants.

Pour représenter ces machines et véhicules ainsi que les architectures du futur, le dessinateur Ronald Forbes use d’un graphisme rond et lumineux qui n’est pas sans rappeler celui de Ron Turner, lui aussi grand amateur de ce genre d’éléments de décor. Les immeubles arrondis de la cité ont ainsi souvent des allures de bumpers de flippers.

Si l’on veut chercher d’autres correspondances, certaines machines comme les génératrices de froid ou le pulsateur à éclairs (Astrotomic n° 13 et 16) peuvent évoquer les extravagances de la série Saturne contre la Terre de Giovanni Scolari, Cesare Zavattini et Federico Pedrocchi, de 1937.

Et aussi bien les appareils électriques en forme de champignons de la station-radio que les déchaînements de leurs décharges électriques (Astrotomic n° 18) ressemblent fort à ceux du laboratoire de « L’homme transparent » de Giovanni Bissietta, de son vrai nom Giuseppe F. Fontanelli, de 1948.

Ronald Forbes connaissait-il ces deux bandes italiennes antérieures de respectivement dix-huit et sept années ?


Episode suivant n° 6 « La planète sans retour » (Astrotomic n° 19 à 26).

Recevant un SOS d’un vaisseau spatial en péril, Condor part avec un vaisseau et son équipage à sa recherche. Ils recueillent d’abord quelques membres de l’équipage du vaisseau égaré ayant fui à bord d’une capsule de sauvetage, à proximité d’une planète de mauvaise réputation, Zoltar. Celle-ci est en effet entourée d’anneaux de feu et de champs de décharges électriques et son atmosphère est balayée par des tornades géantes, autant de dangers que Condor et son équipage parviennent à éviter. Ils découvrent alors que la planète est entièrement recouverte d’eau. Plongeant leur vaisseau dans cet océan gigantesque, Condor et l’un de ses équipiers parviennent dans un vaste monde souterrain fait de corail et aux décors étonnants, situé dans les profondeurs.


Ce territoire est peuplé d’une population de type humain vivant dans une société à la ressemblance de royaumes terriens du passé - l’un des plus hauts dignitaires est en fait un chef rebelle qui vise par des intrigues à renverser le roi et s’emparer du pouvoir ; les animaux locaux sont des tortues géantes servant pour le transport des charges et de sortes de kangourous à deux cornes servant de montures - quelques monstres à pinces de crabes et des volatiles carnivores complètent la faune.

Condor vainc les rebelles, retrouve les terriens naufragés et les ramène avec lui sur Terre.

Dans un court récit publié dans l’Annual 1959, la seconde partie de « Missions » (Astrotomic n° 27). Condor pilote un vaisseau chargé de capturer des animaux extra-terrestres sur les différentes planètes qu’il visite pour les rapporter sur Terre. Apprenant que sur la planète Memphou un animal rarissime a été capturé par sa population, il s’y rend aussitôt.

Mais un incident fâcheux se déroule sur Memphou. Les yeux d’une gigantesque statue de sphinx ont disparu, dérobés par des malfaiteurs. Condor propose au gouverneur de la planète de retrouver l’objet du vol. Condor découvre donc que les yeux de la statue sont dissimulés dans le collier de l’animal capturé, sorte d’énorme dinosaure ; ledit animal brise ses chaînes et s’enfuit à travers la cité en occasionnant quelques dégâts ; Condor neutralise l’animal, découvre les yeux de la statue dans son collier et dévoile un complot : le voleur est le chef des gardes, lequel, une nouvelle fois, voulait devenir gouverneur à la place du gouverneur.

Autre court récit publié dans l’Annual 1960, la première partie de « Missions » (Astrotomic n° 27), Condor se trouve à bord d’un vaisseau transportant du pétrole depuis Pluton vers la Terre. Pendant que Condor quitte le vaisseau à bord d’une navette pour sauver un naufragé dans l’espace, une troupe de malfaiteurs s’empare du vaisseau. Condor revient alors discrètement à bord du vaisseau, ouvre un container de pétrole pour emplir de vapeurs inflammables le vaisseau, et menace les malfaiteurs : ou ils se rendent ou il allume son briquet.

Episode n° 7 « L’homme de Mars » (Astrotomic n° 28 à 33).

Condor est envoyé en mission dans une base secrète sur la Lune où est construit une machine devant créer un soleil artificiel pour alimenter la Terre en énergie. Condor doit tester l’un des éléments de l’engin, puis conduire l’assemblage des pièces de la machine en orbite autour de la Terre.

Mais voici qu’interviennent quelques sinistres Martiens venus saboter le projet. Alternent alors des scènes où Condor déjoue les actes de sabotage des Martiens. Cavalcades, courses-poursuites entre Condor et les saboteurs sur la Lune ou dans l’espace sont au programme.

Dans l’épisode n° 8 « SOS Capitaine Vega » (Astrotomic n° 1 à 4), Condor reçoit un message de SOS d’un certain Paul Drake, message dont deux extra-terrestres, des Snarcs, surgis inopinément, parviennent à détériorer une partie de l’enregistrement. Paul Drake est un pionnier de l’espace, le seul humain parvenu dans une région inexplorée de la galaxie et qui y a disparu. Capitaine Condor part donc à sa recherche, s’appuyant sur les quelques indices trouvés dans l’enregistrement du message partiellement effacé. Il ne cesse, dans cette quête, d’affronter les Snarcs lors de multiples péripéties et combats.

Tout le développement du récit repose sur le suspense lié à cette question : quel est le secret de Paul Drake, qu’est-il devenu, pourquoi les Snarcs tiennent-ils à le garder dissimulé ? et d’autre part sur les affrontements entre Condor et les Snarcs, combats qui ne cessent d’entretenir l’énigme et d’en différer la résolution. Condor parvient à retrouver et délivrer le fameux Paul Drake. Et voici le grand secret : Paul Drake est l’inventeur d’un gyroscope dont le dictateur qui règne sur les Snarcs a besoin pour achever une arme de destruction qui doit lui permettre de conquérir la galaxie.

Le graphisme de Neville Wilson est nettement plus sombre que celui de son prédécesseur, l’auteur n’hésitant pas pour sa part à noircir le vide interstellaire.

L’épisode suivant, le n° 9 « Cap sur Déros » (Astrotomic n° 35 à 45) crée lui aussi une situation énigmatique mais en s’appuyant sur un procédé différant sensiblement du précédent. Dans l’épisode n° 8, un mystère est posé depuis le début : un homme a disparu et des êtres malfaisants empêchent qu’on le retrouve sans que l’on n’en apprenne davantage au cours de la progression. À la fin du récit, la solution est donnée toute d’un bloc : il est l’inventeur d’un dispositif utile aux malfaiteurs. Cette fois, dans le n° 9, un mystère est posé petit à petit ; le développement apporte de manière progressive des éléments de façon à étoffer par degrés une situation énigmatique, lui donner sans cesse plus de consistance et de relief, ainsi lui attribuer de nouvelles formes verbales et visuelles.

Où Condor, donc, part en mission secrète, son ordre de mission portant un signe représentant une main griffue. Trois officiers de Condor entraperçoivent fugitivement ce document posé sur le bureau devant Condor. En congés, ils se posent sur une planète une nouvelle fois habitée d’une population vivant à la manière de terriens du passé. Ils découvrent par hasard sur le sol un insigne portant le même dessin de main griffue. Quand ils montrent cet insigne à des représentants de la population locale, ceux-ci s’enfuient terrifiés. Les trois terriens tentent de prévenir Capitaine Condor de cette découverte, mais des habitants de la planète cherchent à les en empêcher en endommageant leur radio. Ces mêmes habitants leur conseillent de fuir la planète au plus vite. Plus tard, les trois officiers terriens découvrent avec stupeur à l’entrée d’une vallée un gigantesque pic rocheux qui a été taillé, une nouvelle fois, à l’effigie de la main griffue. Quand ils cherchent à s’en approcher, intrigués, des habitants de planète interviennent aussitôt et les en empêchent en les attrapant dans un filet ! Les habitants leur expliquent alors que cette main griffue géante marque l’entrée d’une vallée « flamboyante » interdite où habite un certain « esprit maléfique » venu d’ailleurs, le « Zoum ».

Si les trois officiers sont bien reçus par le gouverneur de la planète, en revanche le « Sage » de la planète, Wolok, allié du Zoum, fait tout pour contrarier leurs faits et gestes. Malgré les manœuvres de ce Wolok, les trois terriens se rendent au pic rocheux surmonté de la gigantesque main griffue et, dépassant ce signe de mise en garde, entrent dans la vallée interdite. Ils aperçoivent soudain dans les rochers une forme humaine coiffée d’un casque-masque effrayant, le Zoum, qui s’enfuit à leur approche. Cherchant à le poursuivre, ils sont arrêtés par des murs de flammes s’élevant de mares d’eau. Examinant ces mares, ils remarquent que ces flammes sont causées par des appareillages dissimulés en leur fond, mais doivent revenir en arrière.

Wolok parvient à convaincre le gouverneur que les trois terriens doivent quitter la planète, et des guerriers ne cessent de les harceler. Les trois hommes voient alors surgir dans le ciel un engin volant en forme, une fois de plus, de la main griffue, qui se dirige vers la vallée interdite. Suivant à bord de leur propre vaisseau spatial la main griffue volante, ils découvrent dans la vallée interdite l’existence d’une grande base futuriste en forme de dômes, incompatible avec le degré d’avancement des habitants de la planète. Ils comprennent qu’il s’agit là du refuge d’habitants d’une autre planète venus s’installer là, et qui cherchent clairement l’incognito. Les trois officiers terriens s’introduisent dans la ville souterraine, et découvrent le fin mot de tout cela : il s’agit du repaire de pirates qui attaquent dans l’espace des vaisseaux de transports et viennent se dissimuler sur cette planète supposée être sans technologie.

Les trois officiers s’attaquent aux pirates dans leur ville puis dans l’espace, ils accumulent des exploits, il y a des combats et des explosions et Condor arrive enfin pour finir le travail. Les pirates sont vaincus…

Le début de ce récit présente une structure intéressante. Les auteurs créent donc progressivement une énigme, d’abord à travers cette figure de main griffue. Celle-ci apparaît une première fois, dessinée en tout petit, à peine discernable dans un coin de case comme un simple élément de décor, représentée sur un document posé devant Condor assis à son bureau, mais le lecteur, occupé par le déroulement de l’action et la lecture des dialogues, ne le remarque pas. L’attention est alors attirée de nouveau sur cette figure avec la découverte, par les trois officiers sur le sol de la planète qu’ils visitent, d’un insigne portant la même marque. Le lecteur a donc l’impression de découvrir ce signe pour la première fois. L’un des personnages explique alors qu’il a remarqué cette figure sur un document secret que Condor étudiait. Ce dialogue fait donc comprendre qu’il s’agit en fait de la seconde apparition de ce signe. Et le lecteur curieux est d’une certaine manière incité à feuilleter en arrière le fascicule pour découvrir en effet ce petit détail qu’il n’avait vraisemblablement pas remarqué lors de sa lecture antérieure, d’autant plus qu’il en ignorait l’importance dans la suite. La figure de main griffue prend ensuite sa véritable dimension avec la découverte du grand pic montagneux taillé en forme de main griffue.

Or, dans le même temps, la situation de mystère est également construite et augmentée par l’attitude d’habitants de la planète qui empêchent les trois terriens d’avertir Condor de leur découverte en endommageant leur radio, également par la mise en garde des habitants conseillant aux terriens de quitter leur planète sans tarder, par l’intervention d’un « Sage » du nom de Wolok dont on perçoit immédiatement qu’il est un intrigant et qu’il est hostile aux terriens ; enfin et surtout avec l’association d’une part de cette figure énigmatique de main griffue avec l’existence d’un lieu interdit, la « vallée flamboyante », et d’autre part l’existence en ce lieu d’un être « maléfique » du nom de « Zoum ». Et ce nom de « Zoum » constitue une forme verbale, évoquée régulièrement au cours du récit, qui vient s’ajouter à la forme visuelle de la main et crée une nouvelle composante, sur un autre registre que la forme visuelle, pour élaborer la situation de mystère en lui donnant un caractère représentatif supplémentaire.

À partir de là, la situation ainsi bien établie, l’énigme change de nature. Avec la découverte que les flammes de la vallée « flamboyante » sont en fait créées par un appareillage technique, avec l’apparition fugitive d’un personnage portant un équipement lui aussi technique puis celle d’un vaisseau volant à l’image de la main, et enfin avec la découverte de la base futuriste, il est alors moins question d’une énigme symbolique première tournant autour d’une figure – la main griffue – de nature plutôt « mystique », d’une vallée « interdite », de flammes quasi-surnaturelles. La nouvelle énigme devient de savoir qui sont ces individus technologiquement avancés qui sont venus s’installer sur cette planète et éloignent la population indigène d’une part avec des symboles instaurant une sorte de tabou, et d’autre part avec la complicité d’un « Sage ».

S’éclaire en outre l’attitude précisément de ce « Sage » qui de son côté comprend immédiatement que les terriens, appartenant à une société technologiquement bien plus développée que celle de la population indigène, pour leur part ne seront pas dupés par des symboles et des évocations d’ « esprit maléfique », et qu’il doit user à leur endroit de moyens nettement plus expéditifs.

Ce récit se distingue entièrement des autres par l’élaboration très fine du début du scénario. Il joue sur un détail à peine perceptible, voire imperceptible lors d’une première lecture, le dessin minuscule d’un signe apparaissant comme un simple détail de décor dans l’ensemble d’une case, puis joue sur son évocation par un dialogue et la découverte de représentations de plus en plus imposantes de ce même signe. Il joue aussi sur l’association d’une forme verbale à cette forme visuelle pour augmenter la représentation de la situation qui pose une énigme.

Une autre particularité de ce récit est que Condor est pratiquement inexistant, laissant la place à trois de ses subalternes, et n’intervenant qu’à la fin.

Dans l’épisode n° 10 « Les forbans de l’espace » (Astrotomic n° 47 à 49, interrompu), Condor se trouve à bord d’un vaisseau de ligne spatial. L’appareil est pris dans un violent « orage magnétique » et heurte une épave de fusée à la dérive. Les passagers et l’équipage abandonnent leur vaisseau en détresse à bord de capsules de sauvetage. Condor et quelques passagers, à bord de l’une de ces capsules, atteignent une planète inconnue. Parmi les passagers figure un homme très riche et autoritaire, au caractère difficile, habitué à donner des ordres et se faire obéir. Condor doit donc à la fois gérer la survie du groupe et la psychologie du personnage. Astrotomic ayant arrêté sa publication, on ne connaîtra jamais la fin.

Aventures chez Arédit/Artima

Dans l’épisode n° 11, « Le mystère du projet spatial "Z" » (Météor N°178), des élèves officiers doivent participer dans un camp militaire à des tests dirigés par Capitaine Condor qui cherche à en sélectionner deux pour l’accompagner dans une mission. Deux de ces élèves candidats, amis de longue date, se trouvent en rivalité avec un troisième élève prêt à tout pour les vaincre. Il est aidé en cela par un extra-terrestre dissimulé dans le camp qui se sert en fait de lui pour faire échouer la mission.

L’épisode n° 12, « Le mystère du satellite » (Météor n° 170) est le seul récit à ne pas avoir été scénarisé par Frank S. Pepper mais par un certain David Motton.

Condor est à bord d’une station spatiale en forme de roue en orbite autour de la Terre. Une météorite frappe le satellite orbital et se fragmente en deux parties. La plus grosse partie reste à bord de la station spatiale et devient un gigantesque blob. Condor organise la défense, mais la créature résiste aux armes, à la chaleur des lance-flammes ou aux décharges électriques de très haut voltage, et elle ravage le satellite. Dans le même temps, l’autre fragment de la météorite, plus petit, atteint la Terre. Il contient la partie consciente de l’entité qui était dans la météorite. Au sol, un berger touche le fragment de météorite, et l’entité s’empare instantanément de son corps et son esprit. Désormais, l’entité occupant un corps humain n’a plus qu’un but, gagner un vaisseau spatial pour rejoindre la station orbitale, et son propre corps, le blob.

Le récit ne cesse alors de se diviser dans un montage alterné, passant des scènes à bord du satellite avec la lutte désespérée de Condor et ses hommes contre le blob, aux scènes sur Terre montrant les efforts de l’extra-terrestre ayant pris forme humaine qui parvient à faire partie d’une équipe de secours lancée vers le satellite pour aider ses occupants dans leur combat. Les deux séries de séquences fusionnent donc quand l’entité pensante à forme humaine parvient à bord de la station et cherche à rejoindre son propre corps. C’est à ce moment-là que Condor a enfin trouvé le moyen de vaincre l’entité, en créant, grâce à des équipements apportés par la fusée de secours, un gigantesque champ magnétique autour du satellite, ce qui anéantit l’envahisseur.

Le thème du blob a été rendu célèbre par trois films, le très adolescent « Danger planétaire » de Jack Harris (1958), « Attention au Blob » de Larry Hagman (1971) et « Le Blob » de Chuck Russel (1988).

Dans l’épisode n° 13 « La clé du problème » (Météor n° 169), la Terre est ravagée par des séries de cataclysmes : tremblements de terre, raz-de-marée, tornades, froids glacials suivis de chaleurs torrides… Des villes entières s’écroulent ou sont balayées par les flots. Les astronomes découvrent que la cause de ces désastres est une étrange présence dans la région de Saturne, une sorte de « vide spatial ». Capitaine Condor et un équipage s’envolent vers l’objet inconnu. Il s’avère qu’il s’agit d’un vaisseau d’un aspect étrange et d’une technologie exceptionnelle, habité par des extra-terrestres très évolués, lesquels, chassés de leur propre planète, veulent anéantir l’humanité et s’emparer de la Terre pour s’y établir. Ces extra-terrestres maîtrisent une forme d’énergie inconnue des terriens, sorte d’énergie négative dont ils entourent leur vaisseau en créant cet effet de « vide spatial », et c’est elle qui provoque les désastres sur Terre. Condor anéantit le vaisseau extra-terrestre avec un simple câble, relié à un satellite de Saturne, faisant office de prise de terre.

Dans l’épisode n° 14 « La planète interdite » (Sidéral n° 1), Condor vient en aide à un vaisseau scientifique en route vers un système stellaire peu exploré, et dont l'équipage s'est mutiné, terrorisé par des êtres monstrueux surgissant à mesure que le vaisseau s’approche de l’une des planètes. Condor découvre d’abord que les méduses et chenilles géantes sont des suggestions hypnotiques émises par des habitants de cette planète proche. Ceux-ci cherchent en effet à effrayer les visiteurs s'approchant de leur monde pour les dissuader d'y atterrir. Les habitants vivent retranchés dans une ville après que des êtres hostiles, les Doomis, capables de prendre n'importe quelle apparence, ont envahi leur planète et ont exterminé la plus grande partie de la population. Les survivants, avec leurs suggestions hypnotiques, cherchent donc à effrayer les visiteurs s'approchant de leur monde d’une part pour leur sauver la vie, et aussi pour empêcher les Doomis de s'emparer des navires spatiaux qui se poseraient et ainsi les utiliser pour se répandre dans tout l'univers.

Condor est ainsi confronté à ce pouvoir terrifiant des êtres malfaisants qui ne cessent d’apparaître à Condor et ses hommes sous forme d’arbres, d’animaux et surtout, pour les abuser, sous la forme des terriens eux-mêmes. Cela donne quelques scènes où les vrais et faux terriens se mêlent inextricablement, et où plus personne ne sait qui est qui. Condor trouve une parade. Les Doomis ne changent pas réellement de forme, ils utilisent eux aussi des suggestions hypnotiques pour se donner n’importe quelle apparence. Ils peuvent ainsi abuser les cerveaux des humains, mais pas les appareils photographiques. Équipés de tels appareils, Condor et ses hommes peuvent ainsi distinguer les vrais humains des Doomis ayant pris leur apparence. À partir de là, Condor et son équipage exterminent les êtres malfaisants, et délivrent enfin les derniers habitants de la planète de cette malédiction.

En dépit de son titre, cet épisode ne présente pas vraiment de lien avec le film célèbre de Fred McLeod Wilcox (1956).

Dans l’épisode n° 15 « La terrifiante menace » (Aventures Fiction (2e série) n° 13), ce sont des extra-terrestres formés d’énergie pure qui s’emparent des corps de six astronautes en exploration sur une autre planète et partent conquérir la Terre. Rendus indestructibles par leur protection énergétique, et par ailleurs parfaitement impitoyables, il ne faut guère de temps aux six morts-vivants pour faire capituler tous les gouvernements et s’emparer de notre monde en détruisant plusieurs villes à l’aide de missiles nucléaires. Pour vaincre ces entités destructrices faites d’énergie indestructible, Capitaine Condor a l’idée de faire appel à leurs ennemis naturels, autres entités faites d’énergie mais d’une autre espèce. Condor tend donc un piège aux six morts-vivants apocalyptiques en les incitant à revenir l’affronter sur leur planète d’origine. Ce sont leurs ennemis héréditaires qu’ils affrontent en réalité.

Nouvelle source de calamités dans l’épisode n° 16 « Opération catastrophe » (Aventures Fiction (2e série) n° 14), cette fois c’est un ordinateur géant et omniscient devenu intelligent qui lance des plantes se développant et se reproduisant à une vitesse ahurissante et des insectes démesurés contre l'humanité. Les pays succombent les uns après les autres submergés par des manteaux végétaux qui font s’écrouler les édifices. L’ordinateur dirige par ailleurs les réseaux d’armes mondiaux, et toute attaque contre lui est vouée à l’échec. Condor supervise la mise au point d’une arme s’appuyant sur des principes physiques nouveaux dont l’ordinateur ne possède aucune donnée dans sa mémoire, et contre lesquels il est par conséquent désarmé.

L’épisode n° 17 « La planète des automates » ([[Étranges Aventures n° 32) constitue l’un des plus originaux de la série Captain Condor. En mission d’exploration, Condor parvient sur une planète où dans des ensembles architecturaux ahurissants des machines ne cessent de s'affronter dans des combats insensés. Il découvre une espèce humanoïde vivant réfugiée dans un vaste monde souterrain en pleins délabrement et écroulement permanents. Ces habitants sont les lointains descendants d’une société vivant autrefois à la surface de la planète et en guerre contre une nation rivale. L’une et l’autre de ces communautés ont alors créé chacune un ordinateur géant dirigeant des machines et robots pour les faire s’affronter. Dans le même temps, les habitants des deux communautés se sont réfugiés dans de vastes abris sous terre en attendant que la guerre des machines prenne fin avec la désignation d’un vainqueur. Or les deux ordinateurs rivaux et leurs serviteurs automates sont de force égale ; aucun des deux adversaires en présence ne parvient à dominer l’autre, et c’est ainsi que cette guerre démentielle entre machines perdure depuis des siècles. Entretemps, les habitants terrés dans leurs cavernes ont oublié leur passé technologique et leurs connaissances scientifiques. Dans leur vaste territoire souterrain aménagé sur plusieurs niveaux, ils en sont revenus à vivre à l’image de sociétés terriennes antiques, devenus superstitieux et n’osant pas remonter à la surface. Mais usé par les siècles, leur abri se fissure, des éboulements de plus en plus fréquents se produisent, menaçant leur survie désormais précaire. Condor met fin à cette situation désespérée en débranchant les deux ordinateurs et mettant fin à la guerre insensée entre machines, et aide les autochtones à réapprendre à vivre à la surface de leur planète.

La représentation de ces deux univers, celui de la surface aux architectures singulières plongée dans une guerre démentielle et incessante entre cohortes d'appareils et d'automates en furie, et celui du monde souterrain encombré d'éboulis et de décombres, est tout à fait étonnante. On peut souligner aussi la séquence où Condor s'introduit dans les entrailles d'un ordinateur géant high-tech et ultra-clean en pleine autodestruction.

Un point notable est que si dans leur série les auteurs ne montrent jamais d’élément sanglant, de mourant, de blessé, de corps humain affecté d’une façon ou d’une autre, même dans les épisodes mettant en scène les pires cataclysmes, c’est avec une rare complaisances que dans « La planète des automates » ils montrent des robots se faire démantibuler, dépecer, démembrer, disloquer, calciner à grand renfort d’explosions permanentes.

Dans l’épisode n° 18 « Guerre intersidérale » (Aventures Fiction (2e série) n° 23), une race d'extra-terrestres belliqueux, les Orcs, mêlant la trahison et la force, attaquent par surprise une planète protégée de la Terre, et s'en emparent. Dans la clandestinité, Condor organise la résistance pour empêcher les Orcs de poursuivre leur offensive et envahir les autres mondes alentour pour y établir leur empire. Les terriens affrontent ces êtres belliqueux dans des paysages de jungle à la végétation démesurée, de déserts brûlés par d’énormes bulles incandescentes et des geysers de flammes, et de cavernes gigantesques creusant une chaîne montagneuse et habitées par des chevaux-araignées. Ils ne cessent de harceler leurs ennemis par des opérations de commando contre stations radar, magasins de munitions, trains de troupes, convois de ravitaillement et camps de prisonniers, pour les désorganiser. Le récit se poursuit avec de fantastiques batailles spatiales, préfigurant des années à l'avance des séries TV comme Galactica ou Space 2063.

Auteurs de l'article

  • Gradatio : rédacteur d'après les fiches confectionnées par Nutello