Les Aventures du Capitaine Vega (résumé des épisodes)

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Vous trouverez sur cette page le résumé des aventures du Capitaine Condor surnommés en français dans Astrotomic Capitaine Vega dans l'ordre de parution en France.

Aventures dans Astrotomic

Dans le premier épisode (Astrotomic n° 5 à 8), le système solaire est dirigé par un dictateur. Capitaine Condor est enfermé dans les mines du satellite prison Titan, satellite de Saturne, condamné aux travaux forcés pour avoir refusé de piloter un navire esclavagiste de la flotte du dictateur. Condor parvient à s'échapper. Il en profite même pour libérer les autres prisonniers.

Tout réussit à Condor et deux de ses amis : à bord d'un vaisseau volé, ils anéantissent toute une escadrille lancée à leurs trousses. Les multiples autres péripéties, mouvementées et très combatives, sont à l’avenant : beaucoup de batailles, beaucoup d’explosions.

Ajoutons que le satellite Titan jouit d'une température idéale, possède une atmosphère respirable, il s'y trouve un lac d'eau chaude et de la végétation, et même des animaux tels que des abeilles géantes et des « griffons sauvages ».

Dans le deuxième épisode (Astrotomic n° 8 à 10), Condor et ses compagnons évadés se réfugient sur une planète inconnue. Elle se révèle habitée, et quelques péripéties mouvementées mettent en scène la rencontre entre terriens et extra-terrestres. Ils finissent par sympathiser, mais c'est sans compter sur deux périls : des attaques de dragons volants à pinces de crabes, et les manœuvres et intrigues d'un ministre félon qui souhaite s'emparer du pouvoir.

Les épisodes n° 3 à 5 s'enchaînent (Astrotomic n° 10 à 18), quand le Capitaine Condor et ses amis gagnent la Terre et plus précisément Londres, décidés à renverser le dictateur du système solaire. Dans un Londres futuriste, Condor affronte les troupes du tyran dans une suite animée de combats où intervient une débauche d’engins et de machines de toutes natures, astronefs et aussi nacelles volantes de toutes formes et de toutes dimensions, tripodes façon « Guerre des mondes », taupe-foreuse, crabes mécaniques, guerriers automates, robot titanesque… C’est un univers de métal et d’appareillages omniprésents auxquels les personnages ne cessent d’avoir recours dans leurs fuites, poursuites et affrontements incessants.

Pour représenter ces machines et véhicules ainsi que les architectures du futur, le dessinateur Ronald Forbes use d’un graphisme rond et lumineux qui n’est pas sans rappeler celui de Ron Turner, lui aussi grand amateur de ce genre d’éléments de décor. Les immeubles arrondis de la cité ont ainsi souvent des allures de bumpers de flippers.

Si l’on veut chercher d’autres correspondances, certaines machines comme les génératrices de froid ou le pulsateur à éclairs (Astrotomic n° 13 et 16) peuvent évoquer les extravagances de la série Saturne contre la Terre de Giovanni Scolari, Cesare Zavattini et Federico Pedrocchi, de 1937.

Et aussi bien les appareils électriques en forme de champignons de la station-radio que les déchaînements de leurs décharges électriques (Astrotomic n° 18) ressemblent fort à ceux du laboratoire de « L’homme transparent » de Giovanni Bissietta, de son vrai nom Giuseppe F. Fontanelli, de 1948.

Ronald Forbes connaissait-il ces deux bandes italiennes antérieures de respectivement dix-huit et sept années ?


Episode suivant n° 6 « La planète sans retour » (Astrotomic n° 19 à 26).

Recevant un SOS d’un vaisseau spatial en péril, Condor part avec un vaisseau et son équipage à sa recherche. Ils recueillent d’abord quelques membres de l’équipage du vaisseau égaré ayant fui à bord d’une capsule de sauvetage, à proximité d’une planète de mauvaise réputation, Zoltar. Celle-ci est en effet entourée d’anneaux de feu et de champs de décharges électriques et son atmosphère est balayée par des tornades géantes, autant de dangers que Condor et son équipage parviennent à éviter. Ils découvrent alors que la planète est entièrement recouverte d’eau. Plongeant leur vaisseau dans cet océan gigantesque, Condor et l’un de ses équipiers parviennent dans un vaste monde souterrain fait de corail et aux décors étonnants, situé dans les profondeurs.


Ce territoire est peuplé d’une population de type humain vivant dans une société à la ressemblance de royaumes terriens du passé - l’un des plus hauts dignitaires est en fait un chef rebelle qui vise par des intrigues à renverser le roi et s’emparer du pouvoir ; les animaux locaux sont des tortues géantes servant pour le transport des charges et de sortes de kangourous à deux cornes servant de montures - quelques monstres à pinces de crabes et des volatiles carnivores complètent la faune.

Condor vainc les rebelles, retrouve les terriens naufragés et les ramène avec lui sur Terre.

Episode n° 7 « L’homme de Mars » (Astrotomic n° 28 à 33).

Condor est envoyé en mission dans une base secrète sur la Lune où est construit une machine devant créer un soleil artificiel pour alimenter la Terre en énergie. Condor doit tester l’un des éléments de l’engin, puis conduire l’assemblage des pièces de la machine en orbite autour de la Terre.

Mais voici qu’interviennent quelques sinistres Martiens venus saboter le projet. Alternent alors des scènes où Condor déjoue les actes de sabotage des Martiens. Cavalcades, courses-poursuites entre Condor et les saboteurs sur la Lune ou dans l’espace sont au programme.

Dans l’épisode n° 8 « SOS Capitaine Vega » (Astrotomic n° 1 à 4), Condor reçoit un message de SOS d’un certain Paul Drake, message dont deux extra-terrestres, des Snarcs, surgis inopinément, parviennent à détériorer une partie de l’enregistrement. Paul Drake est un pionnier de l’espace, le seul humain parvenu dans une région inexplorée de la galaxie et qui y a disparu. Capitaine Condor part donc à sa recherche, s’appuyant sur les quelques indices trouvés dans l’enregistrement du message partiellement effacé. Il ne cesse, dans cette quête, d’affronter les Snarcs lors de multiples péripéties et combats.

Tout le développement du récit repose sur le suspense lié à cette question : quel est le secret de Paul Drake, qu’est-il devenu, pourquoi les Snarcs tiennent-ils à le garder dissimulé ? et d’autre part sur les affrontements entre Condor et les Snarcs, combats qui ne cessent d’entretenir l’énigme et d’en différer la résolution. Condor parvient à retrouver et délivrer le fameux Paul Drake. Et voici le grand secret : Paul Drake est l’inventeur d’un gyroscope dont le dictateur qui règne sur les Snarcs a besoin pour achever une arme de destruction qui doit lui permettre de conquérir la galaxie.

Le graphisme de Neville Wilson est nettement plus sombre que celui de son prédécesseur, l’auteur n’hésitant pas pour sa part à noircir le vide interstellaire.

L’épisode suivant, le n° 9 « Cap sur Déros » (Astrotomic n° 35 à 45) crée lui aussi une situation énigmatique mais en s’appuyant sur un procédé différant sensiblement du précédent. Dans l’épisode n° 8, un mystère est posé depuis le début : un homme a disparu et des êtres malfaisants empêchent qu’on le retrouve sans que l’on n’en apprenne davantage au cours de la progression. À la fin du récit, la solution est donnée toute d’un bloc : il est l’inventeur d’un dispositif utile aux malfaiteurs. Cette fois, dans le n° 9, un mystère est posé petit à petit ; le développement apporte de manière progressive des éléments de façon à étoffer par degrés une situation énigmatique, lui donner sans cesse plus de consistance et de relief, ainsi lui attribuer de nouvelles formes verbales et visuelles.

Où Condor, donc, part en mission secrète, son ordre de mission portant un signe représentant une main griffue. Trois officiers de Condor entraperçoivent fugitivement ce document posé sur le bureau devant Condor. En congés, ils se posent sur une planète une nouvelle fois habitée d’une population vivant à la manière de terriens du passé. Ils découvrent par hasard sur le sol un insigne portant le même dessin de main griffue. Quand ils montrent cet insigne à des représentants de la population locale, ceux-ci s’enfuient terrifiés. Les trois terriens tentent de prévenir Capitaine Condor de cette découverte, mais des habitants de la planète cherchent à les en empêcher en endommageant leur radio. Ces mêmes habitants leur conseillent de fuir la planète au plus vite. Plus tard, les trois officiers terriens découvrent avec stupeur à l’entrée d’une vallée un gigantesque pic rocheux qui a été taillé, une nouvelle fois, à l’effigie de la main griffue. Quand ils cherchent à s’en approcher, intrigués, des habitants de planète interviennent aussitôt et les en empêchent en les attrapant dans un filet ! Les habitants leur expliquent alors que cette main griffue géante marque l’entrée d’une vallée « flamboyante » interdite où habite un certain « esprit maléfique » venu d’ailleurs, le « Zoum ».

Si les trois officiers sont bien reçus par le gouverneur de la planète, en revanche le « Sage » de la planète, Wolok, allié du Zoum, fait tout pour contrarier leurs faits et gestes. Malgré les manœuvres de ce Wolok, les trois terriens se rendent au pic rocheux surmonté de la gigantesque main griffue et, dépassant ce signe de mise en garde, entrent dans la vallée interdite. Ils aperçoivent soudain dans les rochers une forme humaine coiffée d’un casque-masque effrayant, le Zoum, qui s’enfuit à leur approche. Cherchant à le poursuivre, ils sont arrêtés par des murs de flammes s’élevant de mares d’eau. Examinant ces mares, ils remarquent que ces flammes sont causées par des appareillages dissimulés en leur fond, mais doivent revenir en arrière.

Wolok parvient à convaincre le gouverneur que les trois terriens doivent quitter la planète, et des guerriers ne cessent de les harceler. Les trois hommes voient alors surgir dans le ciel un engin volant en forme, une fois de plus, de la main griffue, qui se dirige vers la vallée interdite. Suivant à bord de leur propre vaisseau spatial la main griffue volante, ils découvrent dans la vallée interdite l’existence d’une grande base futuriste en forme de dômes, incompatible avec le degré d’avancement des habitants de la planète. Ils comprennent qu’il s’agit là du refuge d’habitants d’une autre planète venus s’installer là, et qui cherchent clairement l’incognito. Les trois officiers terriens s’introduisent dans la ville souterraine, et découvrent le fin mot de tout cela : il s’agit du repaire de pirates qui attaquent dans l’espace des vaisseaux de transports et viennent se dissimuler sur cette planète supposée être sans technologie.

Les trois officiers s’attaquent aux pirates dans leur ville puis dans l’espace, ils accumulent des exploits, il y a des combats et des explosions et Condor arrive enfin pour finir le travail. Les pirates sont vaincus…

Le début de ce récit présente une structure intéressante. Les auteurs créent donc progressivement une énigme, d’abord à travers cette figure de main griffue. Celle-ci apparaît une première fois, dessinée en tout petit, à peine discernable dans un coin de case comme un simple élément de décor, représentée sur un document posé devant Condor assis à son bureau, mais le lecteur, occupé par le déroulement de l’action et la lecture des dialogues, ne le remarque pas. L’attention est alors attirée de nouveau sur cette figure avec la découverte, par les trois officiers sur le sol de la planète qu’ils visitent, d’un insigne portant la même marque. Le lecteur a donc l’impression de découvrir ce signe pour la première fois. L’un des personnages explique alors qu’il a remarqué cette figure sur un document secret que Condor étudiait. Ce dialogue fait donc comprendre qu’il s’agit en fait de la seconde apparition de ce signe. Et le lecteur curieux est d’une certaine manière incité à feuilleter en arrière le fascicule pour découvrir en effet ce petit détail qu’il n’avait vraisemblablement pas remarqué lors de sa lecture antérieure, d’autant plus qu’il en ignorait l’importance dans la suite. La figure de main griffue prend ensuite sa véritable dimension avec la découverte du grand pic montagneux taillé en forme de main griffue.

Or, dans le même temps, la situation de mystère est également construite et augmentée par l’attitude d’habitants de la planète qui empêchent les trois terriens d’avertir Condor de leur découverte en endommageant leur radio, également par la mise en garde des habitants conseillant aux terriens de quitter leur planète sans tarder, par l’intervention d’un « Sage » du nom de Wolok dont on perçoit immédiatement qu’il est un intrigant et qu’il est hostile aux terriens ; enfin et surtout avec l’association d’une part de cette figure énigmatique de main griffue avec l’existence d’un lieu interdit, la « vallée flamboyante », et d’autre part l’existence en ce lieu d’un être « maléfique » du nom de « Zoum ». Et ce nom de « Zoum » constitue une forme verbale, évoquée régulièrement au cours du récit, qui vient s’ajouter à la forme visuelle de la main et crée une nouvelle composante, sur un autre registre que la forme visuelle, pour élaborer la situation de mystère en lui donnant un caractère représentatif supplémentaire.

À partir de là, la situation ainsi bien établie, l’énigme change de nature. Avec la découverte que les flammes de la vallée « flamboyante » sont en fait créées par un appareillage technique, avec l’apparition fugitive d’un personnage portant un équipement lui aussi technique puis celle d’un vaisseau volant à l’image de la main, et enfin avec la découverte de la base futuriste, il est alors moins question d’une énigme symbolique première tournant autour d’une figure – la main griffue – de nature plutôt « mystique », d’une vallée « interdite », de flammes quasi-surnaturelles. La nouvelle énigme devient de savoir qui sont ces individus technologiquement avancés qui sont venus s’installer sur cette planète et éloignent la population indigène d’une part avec des symboles instaurant une sorte de tabou, et d’autre part avec la complicité d’un « Sage ».

S’éclaire en outre l’attitude précisément de ce « Sage » qui de son côté comprend immédiatement que les terriens, appartenant à une société technologiquement bien plus développée que celle de la population indigène, pour leur part ne seront pas dupés par des symboles et des évocations d’ « esprit maléfique », et qu’il doit user à leur endroit de moyens nettement plus expéditifs.

Ce récit se distingue entièrement des autres par l’élaboration très fine du début du scénario. Il joue sur un détail à peine perceptible, voire imperceptible lors d’une première lecture, le dessin minuscule d’un signe apparaissant comme un simple détail de décor dans l’ensemble d’une case, puis joue sur son évocation par un dialogue et la découverte de représentations de plus en plus imposantes de ce même signe. Il joue aussi sur l’association d’une forme verbale à cette forme visuelle pour augmenter la représentation de la situation qui pose une énigme.

Une autre particularité de ce récit est que Condor est pratiquement inexistant, laissant la place à trois de ses subalternes, et n’intervenant qu’à la fin.

Dans l’épisode n° 10 « Les forbans de l’espace » (Astrotomic n° 47 à 49, interrompu), Condor se trouve à bord d’un vaisseau de ligne spatial. L’appareil est pris dans un violent « orage magnétique » et heurte une épave de fusée à la dérive. Les passagers et l’équipage abandonnent leur vaisseau en détresse à bord de capsules de sauvetage. Condor et quelques passagers, à bord de l’une de ces capsules, atteignent une planète inconnue. Parmi les passagers figure un homme très riche et autoritaire, au caractère difficile, habitué à donner des ordres et se faire obéir. Condor doit donc à la fois gérer la survie du groupe et la psychologie du personnage. Astrotomic ayant arrêté sa publication, on ne connaîtra jamais la fin.

Aventures chez Arédit/Artima

Auteurs de l'article

  • Gradatio : rédacteur d'après les fiches confectionnées par Nutello