Vittorio Cossio
Vittorio Cossio, frère de Carlo Cossio qui signe parfois Cossvitt est né à Udine (Italie) en 1911.
Après s'être installé à Milan et avoir travaillé dans le dessin animé avec son frère, il se lance aussi dans la bande dessinée pour les revues "Primarosa" (1933), "Rin*tin-tin" (Quarant'anni dopo et TB4 sur des textes de G.L. Bonelli en 1936-37), "L'Intrépido" et "Saladino", assistant également son frère sur Dick Fulmine (Alain la foudre).
Dans le "Jumbo" italien, il adapte Les trois mousquetaires en 1936 (I Tre Moschetieri)...
Il a travaillé aussi pour "Il Corriere dei Piccoli", créant Balilla Venturino en 1935-36 (n°3-43) et Centaurino Diodato en 1939 (n°29-51).
Puis, il reprend la série Furio Almirante pour "l'Audace" en 1940 (auparavant dessinée par son, frère Carlo).
Il dessine Coeur Garibaldian dans "L'Intrepido" que l'on peut lire dans Aventures de ce côté-ci des Alpes (Les aigles de l’Himalaya en 1938).
Il dessine les premiers épisodes de Orlando Invicibile de Gian Luigi Bonelli en 1942, traduit en Kor le prince valeureux dans Brik (RC) (n°8 à 18, dessins ensuite de Rino Albertarelli).
Au cours de la seconde guerre mondiale, il illustre "Raff, pugno d'acciaio" sur un scénario de Mario Guerri dans "Il Giramondo" (1941-46), publiée en partie dans Zorro en France, Capitan Epervier (L'épervier dans Tarzan et Gavroche chez nous).
Toujours pour L'Intrepido, il dessine Cuore Garibaldino (avec Luciana Peverelli) en 1945-46 (Sacrifices inconnus dans Tarzan Hebdomadaire entre 1945 et 1953), La Freccia d’Argento...
Il a dessiné pour des périodiques catholiques comme "Vera Vita" aussi bien que...satiriques : citons Il Travaso, Calandrino et Marc Aurelio.
Dans les années 50, il dessine pour Il Vittorioso...
En 1951, il illustre "Storia d'America" pour les éditions Atlas.
On le retrouve en France dans Gavroche en 1941 et dans la Collection Jeunesse Nouvelle avec la série Le bolide fantôme, dans Champion Pierrot-Magazine (récits complets), aux Éditions des Remparts (récits complets), etc.
Il a aussi travaillé pour le marché anglais avec notamment des récits de guerre pour Battle Picture Library ("The Quick and the dead", 1961) et Jim Canada.
Dans les années 70, moins prolifiques, il signe Sexy Favole aux éditions Geis.
Vittorio est mort à Rome en 1984.
Auteur de l'article
- Fabrice Castanet